La tremblante

De La-chevre.

Définition

La tremblante du mouton est une maladie mortelle qui s'attaque au système nerveux central des moutons et des chèvres. Elle est ce qu'on appelle une encéphalopathie spongiforme transmissible, ou EST. Parmi d'autres EST, mentionnons l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez les bovins, la maladie débilitante chronique (MDC) chez le cerf et le wapiti, ainsi que la maladie de Creutzfelt-Jakob chez les humains. La cause exacte de la tremblante est inconnue, mais de nombreux scientifiques croient actuellement qu'elle est reliée à la présence d'une protéine anormale appelée prion.

Selon Santé Canada, il n'existerait aucun lien connu entre la tremblante et la santé humaine. Toutefois, il semble que des EST qui s'attaquent aux animaux, comme la maladie de la vache folle, pourraient également infecter les humains. Par conséquent, tout animal infecté par la tremblante ou exposé à la maladie devrait être tenu à l'écart de la chaîne alimentaire.

Il n'existe pour le moment aucun traitement ni vaccin contre cette maladie.


Historique

La tremblante du mouton est présente un peu partout dans le monde. Diagnostiquée pour la première fois en 1938 chez des moutons, elle a été désignée comme maladie à déclaration obligatoire au Canada en 1945. Elle y fait l’objet d’un programme de lutte depuis lors. Les occurrences de tremblante du mouton sont déclarées chaque année à l’Office international des épizooties (l’organisation responsable des normes en matière de santé animale), referred to as OIE. Le dernier diagnostic de tremblante chez des chèvres au Canada remonte à 1976.


Symptômes et signes cliniques

La tremblante est une maladie qui évolue lentement -- il s’écoule normalement plus d’un an et demi avant qu’un animal atteint ne présente des signes cliniques d’infection et, dans certains cas recensés, la maladie a mis jusqu’à huit ans à se manifester. L’infection se produit en général chez des sujets âgés entre deux et cinq ans. Après l’apparition des symptômes, toutefois, la mort survient dans l’espace d’un mois ou deux.

Les symptômes de la tremblante sont très variables. On peut observer chez un vieil animal des changements dans le comportement général, des tremblements et un manque de coordination ou un port anormal. Toutefois, la tremblante peut également se manifester uniquement par un manque de vivacité chez un animal adulte dont la toison a piètre allure. Ou encore, un animal qui en est atteint peut tout simplement être trouvé mort.

Différents pays ont noté des différences dans les manifestations cliniques de la maladie. La dégénérescence est le signe clinique le plus fréquent en Amérique du Nord, alors que le prurit est le plus répandu en Europe. <span style="font-size: larger;" />


Transmission

La tremblante se propage par les fluides et le matériel des placentas des femelles infectées. La maladie peut se transmettre d’une femelle infectée à ses petits à la naissance ou à d’autres animaux qui partagent le même environnement de mise bas. Les béliers peuvent attraper la tremblante, mais non la transmettre à d’autres animaux. Le génotype d’un mouton peut déterminer à la fois sa sensibilité à la tremblante et la durée d’incubation de la maladie. À l’heure actuelle, aucun lien entre le génotype des chèvres et leur sensibilité à la maladie n’a pu être démontré.


Diagnostic

La tremblante est diagnostiquée après la mort par examen microscopique du tissu cérébral, des amygdales, des ganglions lymphatiques ou de la rate préparés au moyen d’un colorant spécial. La biopsie des tissus lymphoïdes périphériques des moutons vivants peut permettre d’identifier les animaux atteints de la tremblante. Cependant, une biopsie négative des tissus lymphoïdes ne permet pas de conclure que le sujet est exempt de la maladie. <span style="font-size: larger;" />


Programme de l'Agence canadienne d'inspection des aliments

La tremblante est une maladie déclarable en vertu la Loi sur la santé des animaux. Toute personne qui soupçonne un animal de présenter des symptômes de la tremblante est donc tenue de le signaler sans attendre à un vétérinaire de l’ACIA. Les vétérinaires et les éleveurs de bétail du Canada ont été mis au courant des symptômes et signes cliniques de la tremblante du mouton. Lorsqu’un animal est atteint de la tremblante, tous les animaux qui ont été exposés au même environnement de mise bas et qui sont jugés à risque de contracter la maladie sont détruits. Les éleveurs sont indemnisés pour la perte de leurs animaux. Le montant maximum de cette indemnisation pour les animaux dont la destruction est obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux est de 600 $. Les moutons infectés par la tremblante sont abattus sans cruauté et leurs carcasses sont brûlées ou enterrées sous la supervision de l’ACIA. Les éleveurs sont indemnisés pour les coûts liés à l’élimination.


Mesures de lutte

Certains génotypes donnent à des moutons une résistance à l’infection par la tremblante. Les analyses sanguines peuvent révéler l’empreinte génétique d’un animal. Les producteurs qui désirent minimiser le risque de présence de la tremblante dans leurs troupeaux de moutons peuvent pratiquer la reproduction sélective afin d’augmenter la résistance à la maladie. Il ne faut cependant pas oublier que même des sujets résistants sur le plan génétique peuvent contracter la tremblante.

Les éleveurs de moutons et de chèvres peuvent également éliminer ou limiter fortement l’introduction de femelles et surveiller la présence de la tremblante en faisant subir des épreuves de dépistage aux animaux âgés de plus de 12 mois qui meurent dans leur exploitation. Les efforts spécifiques de gestion du risque de tremblante dans les exploitations peuvent être reconnus par l’entremise de la participation officielle à un programme de certification des troupeaux.

S’ils n’adoptent pas de mesures spécifiques de minimisation des risques de tremblante dans leur exploitation, les producteurs devraient mettre en pratique de bonnes pratiques de gestion et de biosécurité, comme l’identification individuelle des animaux, la tenue de registres, l’isolement rapide des animaux malades, la séparation des femelles qui mettent bas, l’amélioration de la propreté de l’environnement de mise bas, la désinfection de l’équipement entre chaque animal et l’utilisation d’aiguilles à usage unique pour les injections.



Pour de plus amples renseignements, prière de contacter le bureau de l’Agence canadienne d’inspection des aliments le plus près de chez vous:

Contactez les bureaux régional de l'Agence canadienne d'inspection des aliments :

Centre opérationnel de l'Atlantique:506-851-7400

Centre opérationnel du Québec:514-283-8888

Centre opérationnel de l'Ontario:519-837-9400

Centre opérationnel de l'Ouest:403-292-4301


Vous pouvez trouver votre bureau de district local de l’Agence canadienne d’inspection des aliments sur le site Web de l’ACIA ou en consultant les pages bleues de votre annuaire téléphonique local.

Septembre 2004 P0226E-01/06


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